Le Tibet en exil

 

POPULATION

La population Tibétaine en exil est d’environ 120 000 réfugiés répartis dans le monde.

La majorité se trouve à Dharamsala au nord de l’Inde, lieu d’accueil du Gouvernement en Exil depuis 1959, l’année où le Dalaï Lama a fuit le Tibet, pendant le soulèvement national qui a fait 87 000 morts selon les chiffres de la police chinoise.

 

CULTURE-EDUCATION

Ils se sont organisés, la priorité de leurs préoccupations étant la sauvegarde de leur culture en exil.

Des écoles ont été crées pour recevoir tous les enfants des réfugiés, et plus tard les enfants orphelins, ou confiés par leur famille vivant encore au Tibet, dans le but que ceux ci grandissent dans la culture Tibétaine. 

Aujourd’hui, des milliers d’enfants sont pris en charge par les TCV (Tibetan Children Village). Certains sont parrainés par des étrangers.

Une école accueillant les nouveaux réfugiés existe aussi. Ils viennent y apprendre à lire et écrire le Tibétain, la langue anglaise, et autre matière nécessaire à leur survie en exil. Après quoi ils devront se débrouiller.

Aujourd’hui, le gouvernement invite les nouveaux exilés à retourner au Tibet pour éviter le dépeuplement du Tibet, et parce que Dharamsala commence à être saturer, et n’a plus tellement les moyens d’accueillir de nouveaux réfugiés.

C’est dans cette idée que, depuis peu la langue chinoise est au programme dans les écoles. Non pas pour faire « alliance » avec les Chinois, mais pour permettre aux Tibétains de prendre des places importantes au Tibet, et de s’en sortir économiquement.

 

ECONOMIE

Economiquement, la communauté Tibétaine en exil s’est organisée pour  fabriquer et vendre des objets, vêtements, etc…, La vente de ces objets dans les magasins d’Etat fait partie des rentrées d’argent du gouvernement en exil.

Il existe pour les étrangers qui voudraient soutenir économiquement le gouvernement en exil, un livret bleu « le blue book », qui est la preuve que vous participer économiquement au développement de la vie en exil. Vous versez ce que vous voulez, et le nombre de fois que vous voulez. Des timbres sont collés sur ce « blue book ».

 

POLITIQUE-DEMOCRATIE

Le gouvernement en exil est doté depuis plusieurs années d’une assemblée de députés. Pendant l’été 2001, le professeur Samdhong Rinpoche a été élu premier ministre du Gouvernement en Exil. Ce fut les premières élections de ce type de l’histoire du Tibet.

Les Tibétains, confiant dans leur chef Sa Sainteté le Dalaï Lama, ont quelques difficultés à entrer dans ce nouveau mode de fonctionnement. D’après le Dalaï Lama, les Tibétains doivent apprendre la démocratie.

Des guides du TCHRD (Tibetan Center of Human Right and Démocratie) sur la démocratie et les droits de l’Homme sont distribués dans les écoles secondaires tibétaines (en exil…) et ces sujets font partis des programmes. Ainsi, les Tibétains en exil apprennent leurs droits et leurs devoirs envers la nation du Tibet.

Le gouvernement en exil a décidé qu’il se dissoudrait de lui-même le jour où les Tibétains retrouveront le control du Tibet, et qu’ensembles, les Tibétains du Tibet, et les Tibétains de l’exil devront  former un nouveau gouvernement. Le Dalaï Lama a déclaré en 1992, qu’il ne prendrait aucune place dans la future administration Tibétaine.