Jean-Marie Tjibaou

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La satue de Jean-Marie Tjibaou pour rendre hommage au leader du FLNKS
(photo:www.googleimage.be)

Le cas particulier de la Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est quant à elle devenue possession française dès 1853 et deviendra un Territoire d’Outre-mer en 1946. L’économie calédonienne fut modifiée à partir des années 1960, suite à l’exploitation du nickel et du chrome. Les années 1980 sont marquées par la montée du FLNKS (Front de Libération National Kanak et Socialiste) qui se bat pour l’autonomie de l’archipel. Jean-Marie Tjibaou, le leader du FLNKS, incitera les kanaks à boycotter les institutions et à créer des coopératives canaques. Le 7 janvier 1985, Tjibaou acceptera de renouer contact avec la France en acceptant le « plan Pisani ». Un plan qui garantit le respect des droits légitimes de tous les habitants de Nouvelle-Calédonie. Les avancées du FLNKS sont considérables sur le plan international : le conseil des Nations Unies vote une résolution qui reconnaît l’autodétermination et l’indépendance du peuple kanak. Cependant, le retour de la droite en France change la politique de la métropole en Nouvelle-Calédonie. En 1988, Jacques Chirac décide de faire coïncider l’élection locale et le premier tour des élections présidentielles. Les militants du FLNKS décident alors d’occuper la gendarmerie de l’île d’Uvéa. Ils tuent 4 personnes et prennent 22 otages. Paris ne négocie pas leur libération mais donne l’assaut à la grotte où ils sont détenus. Le peuple kanak est traumatisé : l’affrontement fait 21 victimes dont 19 kanaks.