INTRODUCTION
A
INTRODUCTION
La Voie du Milieu est proposée
par Sa Sainteté le Dalaï Lama pour résoudre pacifiquement la situation du
Tibet et pour ménager stabilité et coexistence entre les peuples Tibétains
et Chinois sur une base d’égalité et de coopération mutuelle. C’est aussi
une politique adoptée démocratiquement par l’Administration Tibétaine Centrale
et le peuple Tibétain suite à une multitude d’échanges tenus sur de nombreuses
années. Cette brève introduction à la politique de la Voie du Milieu et son historique est destinée au peuple Tibétain
à l’intérieur et à l’extérieur du Tibet (et à tous ceux intéressés) afin
qu’ils aient une meilleure compréhension de l’intégralité de la situation.
A – SIGNIFICATION DE LA VOIE
DU MILIEU
Le peuple Tibétain n’accepte
pas le présent statut du Tibet sous l’autorité de
B – HISTORIQUE DE LA VOIE
DU MILIEU
Bien que l’accord en 17 points
entre le gouvernement Tibétain et
Peu après son arrivée à Tezpur,
en Inde, Sa Sainteté le Dalaï Lama a rédigé un communiqué le 18 Avril 1959,
expliquant que l’accord en 17 points a été signé sous la contrainte et que
le gouvernement a délibérément violé les termes de l’accord. A compter de
ce jour, il a déclaré que l’accord serait considéré nul et non avenu, et
qu’il se battrait pour le rétablissement de l’indépendance du Tibet. A partir
de là et jusqu’en 1979, l’Administration Tibétaine Centrale et le peuple
tibétain ont adopté une politique de recherche de l’indépendance du Tibet.
Toutefois le monde en général est devenu incroyablement interdépendant politiquement,
militairement et économiquement. En conséquence, de grands changements ont
pris place sous le statut indépendant des pays et nationalités. En Chine
aussi, des changements vont certainement prendre place et le temps va venir
pour les deux parties d’engager de réelles négociations. Aussi, Sa Sainteté
le Dalaï Lama a pensé depuis longtemps que, pour résoudre la situation du
Tibet par les négociations, il serait plus bénéfique de changer la politique
de rétablissement de l’indépendance Tibétaine en une approche qui offre
des bénéfices mutuels à la Chine et au Tibet.
C –
Bien que cette approche se
soit révélée à Sa Sainteté le Dalaï Lama il y a longtemps, il ne l’a pas
décidé arbitrairement et ne l’a imposé à personne. Depuis le début des années
70, il a tenu une série de discussions sur ce sujet, et a sollicité des
suggestions de la part du Président et du Vice-président de l’Assemblée
des Députés du peuple Tibétain, du Kashag, et de nombreux érudits et personnes
expérimentées. En particulier en 1979, la proposition de Deng Xiaoping,
leader suprême des Chinois, à Sa Sainteté le Dalaï Lama que «à part l’indépendance
tous les autres sujets peuvent être résolus par négociation », était
vraiment en accord avec la croyance de Sa Sainteté le Dalaï Lama pour trouver
une solution mutuellement bénéfique. Immédiatement Sa Sainteté le Dalaï
Lama a donné une réponse favorable en acceptant d’entreprendre des négociations
et a décidé de changer la politique de rétablissement de l’indépendance
du Tibet par celle de la Voie du Milieu. Une nouvelle fois, cette décision
a été prise après un procédé de consultation des députés de l’Assemblée
du Peuple Tibétain d’alors, le Kashag et de nombreux érudits et personnes
expérimentées. Par conséquent, cette approche n’est pas quelque chose qui
a émergé d’un coup, c’est le résultat d’une évolution historique précise.
D –
Depuis la décision de poursuivre
dans le sens de la Voie du Milieu et avant que Sa Sainteté le Dalaï Lama
rédige une déclaration au Parlement Européen à Strasbourg le 15 juin 1988
– qui a formé la base de nos négociations pour savoir quelle sorte d’autonomie
était nécessaire au peule Tibétain – une conférence spéciale de 4 jours
a été organisée à Dharamsala à compter du 6 juin 1988. Ont assisté à cette
conférence les députés de l’Assemblée du peuple Tibétain et le Kashag, des
employés du service publique, tous les officiels Tibétains et les membres
de l’Assemblée Tibétaine Locale, des représentants des Organisations Non
Gouvernementales, des Tibétains récemment arrivés et des invités spéciaux.
Ils ont tenus des discussions approfondies sur le texte de proposition et
l’ont finalement approuvé à l’unanimité.
Depuis que le gouvernement
Chinois a répondu négativement à cette proposition, Sa Sainteté le Dalaï
Lama a proposé une nouvelle fois en 1996 et 1997 que le peuple Tibétain
décide de la meilleure solution de résoudre
E – COMPOSANTS IMPORTANTS
DE LA VOIE DU MILIEU
F – PARTICULARITES DE LA
VOIE DU MILIEU
Considérant le fait que l’unité
et la cohabitation entre les peuples Tibétains et Chinois est plus importante
que les exigences politiques du peuple Tibétain, Sa Sainteté le Dalaï Lama
a recherché une politique « médiane » bénéfique aux deux parties,
ce qui est une énorme avancée politique. Indépendamment de la taille de
la population, de la puissance économique ou militaire, l’égalité des nationalités
signifie que toutes les nationalités peuvent cohabiter sur un pied d’égalité,
sans discrimination basée sur le fait qu’une nationalité serait supérieure
ou meilleure qu’une autre. Un tel critère est indispensable pour assurer
l’unité parmi les nationalités. Si les peuples Tibétains et Chinois peuvent
cohabiter sur un pied d’égalité, ceci servira de base pour garantir l’unité
des nationalités, la stabilité sociale et l’intégrité territoriale de
CONCLUSION
En espérant que cette brève
introduction à la politique de la Voie du Milieu et son historique, adoptée
par l’Administration Tibétaine Centrale et le peuple Tibétain, recevra l’attention
qui lui est due des différents milieux et aidera à mieux comprendre cette
approche. Nous voudrions profiter de cette opportunité pour remercier tous
les peuples du monde en général – et les leaders, officiels et érudits Tibétains
en particulier – qui soutiennent et approuvent la Voie du Milieu.
Sources :
Tibetan Bulletin :
The official journal of the Central Tibetan Administration of H.H. Dalaï
Lama / July-August 2005
Un document de l'Administration Centrale Tibétaine, traduit par Géraldine
que nous remercions très chaleureusement pour son travail.
Ce texte permet de mieux connaître, et de mieux comprendre
la position des Tibétains sur leur demande d'Autonomie.